Women Equity 50 2017

Raison sociale : Maison Leroy
Activité : Producteur-négociant de vins
Siège social : Bourgogne-Franche-Comté
Part à l'export : 40%
Nom et fonction de la dirigeante : Marcelle Bize-Leroy, PDG
Transmission familiale
CA 2016 : 15,6 M€
CA 2016/2015 : 19%
Effectif : 17
www.domaine-leroy.com

Marcelle Bize-Leroy, PDG de la Maison Leroy

Née de parents vignerons bourguignons, copropriétaires de la Romanée-Conti, Marcelle dite Lalou Bize-Leroy étudie les langues étrangères mais ne rêve que de montagne, d’escalade. Fille cadette d’Henry Leroy, qui a bâti la réputation du domaine, elle entre dans l’affaire à 23 ans, pour faire plaisir à son père, certes, mais aussi et surtout par amour du vin - qu’elle a appris à déguster très jeune -, et des vignes. Pionnière de la biodynamie, Lalou Bize-Leroy est une figure emblématique des vins de Bourgogne.

Marcelle dite Lalou Bize-Leroy, PDG de la Maison Leroy
Marcelle dite Lalou Bize-Leroy, PDG de la Maison Leroy

Créée en 1868 dans la petite commune d’Auxey-Duresses par François Leroy, vigneron, la Maison Leroy doit son essor à Henry Leroy, entré dans l’entreprise familiale en 1919. Aujourd’hui le domaine est à la tête d’un patrimoine viticole extraordinaire qui compte près de 20 hectares répartis entre plus de vingt Premiers et Grands Crus de Bourgogne. Cultivées en biodynamie depuis près de 30 ans, les vignes du domaine produisent des vins régulièrement encensés par les critiques. Exportés à 40%, les vins Leroy devraient réaliser un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros en 2017.

En 1955, Lalou Bize-Leroy, fille cadette d’Henry Leroy, intègre l’entreprise, dont elle deviendra le Président-Directeur Général en 1971. « J’accompagnais mon père au domaine toutes les semaines et je l’ai remplacé naturellement », explique-t-elle. Avec passion, elle s’efforce de comprendre les caractères essentiels de chaque terroir bourguignon. Lorsque l’occasion se présente, Lalou Bize-Leroy achète en 1988 le Domaine Charles Noellat puis le Domaine Philippe Rémy, ainsi que quelques autres très belles vignes (Corton Renardes, Charlemagne, Chambolle-Musigny Charmes, Musigny), permettant à la Maison Leroy d’élargir son domaine propriétaire à 22 hectares.

La même année, Lalou Bize-Leroy prend une décision révolutionnaire : elle convertit ses vignes à la biodynamie. A l’époque, « je passai pour une folle », se souvient avec amusement cette pionnière. La biodynamie proscrit tous traitements chimiques (désherbants, pesticides, fongicides, insecticides, et engrais de synthèse) ; elle associe la connaissance des rythmes cosmiques au travail du sol, sa régénération ainsi qu’à tous les soins apportés à la vigne, tout au long de l’année. La conduite de ses vignes en biodynamie ne souffre, aux yeux de Lalou Bize-Leroy, d’aucun compromis, quoi qu’il lui en coûte. Qu’importe si la nature lui fait parfois payer cher ses choix, comme en 1993, année marquée par une météo désastreuse : la vigneronne ne change rien au cap fixé.

Saluée par la presse spécialisée internationale : « Leroy, la perfection même. Plus qu’un modèle, ses vins s’avèrent une référence absolue […] Aucun domaine au monde ne s’est imposé un tel niveau d’exigence en matière de viticulture. Cette productrice hors pair ne vit que pour et par ses vignes. Chaque millésime est pour elle un nouveau défi à relever : produire à partir de rendements minuscules des raisins qui proposent une lecture la plus juste possible de leur terroir », la Maison Leroy produit 40.000 bouteilles par an, vendues à des grands restaurants français, à quelques cavistes et particuliers, et à l’export via des distributeurs exclusifs. Lalou Bize-Leroy a une fille et deux petites-filles, dont l’une travaille dans le vin.

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