Le leadership féminin, catalyseur de la croissance économique
Salzburg Global Seminar organisait du 17 au 22 octobre, une session de travail autour de la participation des femmes à l'économie. De nombreuses études ont démontré que la féminisation des instances de décision était non seulement un facteur d'équité et de justice sociale, mais également un catalyseur de la croissance économique. Et si plusieurs actions ont d'ores et déjà menées en terme micro, beaucoup de choses restent à faire à un niveau macro, notamment pour augmenter la participation des femmes dans l'élaboration des politiques publiques économiques. C'est à partir de ce constat que le Salzburg Global Seminar, a invité ses participants, issus d'organisations inter-gouvernementales, de fondations ou de grandes entreprises, à établir un état des lieux et à plancher sur des recommandations à destination des décideurs internationaux.
De prestigieux intervenants
Au cours de ces journées d’études, plusieurs tables rondes ont été organisées sur la thématique de la contribution des femmes à la croissance économique. Ainsi, Leila Butt, économiste et directrice du Women’s Economic Opportunity Index, est intervenue pour présenter la participation des femmes à l’économie comme un avantage comparatif pour les économies nationales.
Le 19 octobre, la journée fut consacrée à la place des femmes dans l’entreprise, et plus particulièrement à l’impact d’une féminisation des instances dirigeantes. Poonam Barua, fondatrice et présidente du Forum for Women in Leadership de New Delhi, s’est attachée à présenter les bénéfices d’une féminisation des instances dirigeantes des entreprises, mais aussi les obstacles à ce mouvement, tandis que Denice Kronau, en charge des questions de diversité chez Siemens, exposait un échantillon de bonnes pratiques et de stratégies à mettre en place. Laurence Parisot, présidente du Medef, est quant à elle intervenue sur la nécessité de changer les mentalités dans le monde du travail pour permettre la mise en place d’une égalité de genre durable. Ces différentes présentations ont alimenté les échanges fructueux de groupes de travail, parmi lesquels figuraient notamment des représentants des Nations Unies et du programme Unifem, de la Banque Mondiale, plusieurs Ministres, comme Elena Salgado, Ministre de l'Economie et de Finance du gouvernement espagnol, Audun Lysbakken, Ministre de l'Education, de l'Egalité et de l'Insertion sociale du gouvernement norvégien, ou encore Harriet Harman, ancienne Ministre des Femmes et de l'égalité du gouvernement britannique, et des représentants d'entreprises multinationales, telle Beth Brooke, responsable du programme de responsabilité sociale du groupe Ernst & Young. Ces groupes ont travaillé activement à émettre des recommandations destinées aux pouvoirs publics ; nous en ferons une brève présentation dès publication.
Salzburg Global Seminar
Depuis 1947, cette fondation s'est donné pour but de réunir, autour de problématiques actuelles et globales, des décideurs issus du monde entier, dans le but de faire progresser la connaissance et la prise en compte d'enjeux de développement mondiaux. Organisation indépendante, le Salzburg Global Seminar bénéficie du soutien d'organisations internationales telles que la Commission Européenne, la Fondation des Nations Unies, de fondations privées comme la Fondation Carnegie, la Andrew W. Mellon Foundation, l'Université de Stanford, ou encore des sociétés comme Sun Microsystems.
Salzburg Global Seminar
Pour en savoir plus sur l'organisation du Salzburg Global Seminar
Women's Economic Opportunity Index
Retrouvez les résultats du Women's Economic Opportunity Index realisé par EIU (Economist Business Unit)
Women in Leadership Forum
Plus d'informations à propos du Women in Leadership Forum de New Dehli





