Les réseaux, depuis longtemps investis par les hommes, sont la traduction d'un fait établi : le recrutement ne se fait pas uniquement sur des compétences, mais aussi par un processus de cooptation.
La particularité des réseaux féminins, c'est qu'ils ne sont pas seulement des lieux d'entraide et d'échange, ils comportent une part importante de lobbying. Pour nombre d'animatrices de ces réseaux, « «réseauter », c'est aussi se regrouper pour acquérir un poids supplémentaire, qui doit permettre de faire avancer la cause des femmes. Lobbying et entraide sont les deux fonctions de ces réseaux, qu'ils se partagent avec plus ou moins de force. Ainsi, si des réseaux comme Women's Forum, Grandes Ecoles au Féminin s'attachent avant tour à faire progresser la parité, des groupes plus corporatistes comme Femmes du bâtiment ou Femmes et Sciences tentent principalement de faire progresser des carrières féminines dans des secteurs très masculins.
Ce qu'il faut retenir de la prolifération de réseaux féminins, c'est qu'ils sont le signe qu'une génération de femmes est arrivée au point où elle peut aider la suivante, en lui évitant les chausse-trappes d'une carrière de femme, mais aussi possède le recul et le poids nécessaire pour faire avancer une cause juste. Professionnelles et engagées, telles sont les femmes aujourd'hui.
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L'accès et la représentation des femmes dans les
L'Observatoire de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE), l'Institut Français des Administrateurs (IFA), ainsi que le réseau EPWN-Paris (European Professional Women's Network) considèrent l'accès des femmes aux postes de gouvernance dans les entreprises (conseils d'administration et conseils de surveillance) dans une étude publiée en septembre 2009





