Un rassemblement inter-disciplinaire
Pour la première fois, à l’occasion du We Own It Summit, se trouvaient rassemblés dans un même lieu une grande partie des acteurs et institutions nord-américains et quelques acteurs anglo-saxons (WETF, The Next Women)promouvant une meilleure visibilité des femmes dans l’entrepreneuriat de croissance. A l’origine de cet évènement, Astia, association implantée aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, qui, avec le concours de la Fondation Kauffman, cherchait ainsi à créer des synergies entre des acteurs issus de sphères aussi différentes que la recherche, le capital-investissement, l’entreprise, ou des lobbys et associations. Près de 230 personnes participaient à cet évènement, dont 25 speakers parmi lesquels figuraient de nombreuses femmes chefs d’entreprises, particulièrement dans les nouvelles technologies, comme Caterina Fake, co-fondatrice de Flickr, des investisseurs engagés aux côtés des femmes entrepreneurs, telles Cindy Padnos, fondatrice d’Illuminate Ventures ou Esther Dyson, d’Edventure, ou encore des chercheurs, comme Gwen Martin, directrice exécutive de la recherche au Center for Women’s business Research, et Marina Ranga, membre de l’Institut Michelle Clayman pour la recherche sur le genre. Différentes questions furent abordées: comment faciliter l’accès des femmes chefs d’entreprise au capital-investissement, comment mesurer le poids des réseaux, quelle est l’origine des obstacles s’opposant aux femmes chefs d’entreprises, ou encore des exemples de trajectoires de femmes devenues venture-capitalists ou business angels, ainsi que la diversité du recrutement entendue comme stratégie d’innovation.
La diversité des intervenants comme des invités servait l’objectif assigné à cette édition inaugurale. Il s’agissait en effet de créer des passerelles entre les différentes institutions - gouvernementales, universitaires, associatives, financières, afin de mettre en place un plan de promotion de la présence des femmes dans l’entrepreneuriat de croissance, mais aussi de contribuer à l’identification des bonnes pratiques (qu’il s’agisse de politiques publiques ou d’initiatives privées) et de mieux les articuler pour plus d’efficacité. « Une seule conférence ne peut pas changer le monde, mais ce sommet a réuni beaucoup de personnes pertinentes pour réfléchir au problème de la présence encore minoritaire des femmes dans les entreprises de croissance, explique Esther Dyson, business angel spécialisée dans les entreprises du secteur des hautes technologies. Nous ne pouvons pas résoudre le problème individuellement, mais nous pouvons commencer à entrevoir des solutions en créant une communauté de mentors, de pairs, de role models, et d’investisseurs. »
Créer des passerelles et des synergies
A l’issue de cette première édition, quelques recommandations et actions ont été formulées, dans le but principal de braquer les projecteurs sur les femmes chefs d’entreprise de croissance, en compilant notamment les données chiffrées disponibles sur cette thématique, en exposant des modèles de femmes ayant réussi, en assurant la promotion de l’entrepreneuriat comme choix de carrière, et en améliorant l’accès des femmes chefs d’entreprise au capital. Conçu comme un outil de collaboration, ce sommet doit permettre de fédérer les forces en présence autour de la question de la présence des femmes dans l’entrepreneuriat de croissance. Lesa Mitchell, vice-présidente de la Fondation Kauffmann, s’est d’ailleurs félicitée de la réunion de ces différents acteurs : « On ne doit pas sous-estimer le fait de s’emparer d’un tel enjeu en tant que groupe, qui ne travaille pas uniquement à identifier de bonnes pratiques, mais aussi à proposer des solutions ». En rassemblant différents organismes autour d’un évènement, cette initiative permet déjà de créer une communauté dont la voix portera au-delà de celles des initiatives individuelles.
We Own it Summit
Le site de l'évènement




