Le projet FAME vise à constituer un large réseau de femmes entrepreneures, chargées de transmettre à un public féminin les vertus de l'entrepreneuriat
Le projet Fame est en réalité la transposition à l'échelle de l'Europe d'une initiative qui a déjà fait ses preuves en Suède. En 2005, Maud Olofsson, Ministre du Travail et de l'Energie, présentait un réseau de 880 femmes entrepreneures, sélectionnées pour leurs parcours professionnels exemplaires et leur envie de le partager avec un public féminin.
En trois ans, l'action menée par ces ambassadrices de l'entrepreneuriat féminin a porté ses fruits : le nombre d'entreprises dirigées par des femmes a grimpé de 12%, tandis qu'en 2008, la proportion de femmes créatrices grimpait à 32%. Les bons résultats de ce programme ont incité la Suède, devenue en Août 2009 présidente de l'Union Européenne, à le généraliser.
C'est ainsi qu'est né le projet FAME, présenté le 5 octobre, parallèlement au Small Business Act européen, et qui poursuit actuellement une phase de recrutement des entrepreneures. En France, ces femmes entrepreneures seront formées par Advancia, l'école de l'entrepreneuriat, afin d'être aptes à intervenir devant des publics divers. Le public visé est constitué de femmes à un moment charnière de leur carrière, qui pourraient envisager l'entrepreneuriat comme une alternative séduisante au travail salarié : étudiantes en fin de cursus, femmes en projet de reconversion professionnelle, ou femmes revenant sur le marché du travail, à l'issue d'un congé maternité par exemple. Le but d'un tel réseau est certes d'accroître le nombre de femmes entrepreneures, mais aussi, et plus largement de changer les mentalités.
Car la Suède a décidé de faire de la participation des femmes à l'économie un des enjeux principaux de son mandat. Le pays est conscient de l'opportunité en termes d'emploi et de croissance que représentent les femmes en Europe, et l'a prouvé en organisant, au mois d'octobre 2009, une conférence sur ce thème, ouverte par Cecilia Malmström, Ministre suédoise des Affaires européennes, sur ces mots :
« Le lien entre des taux d'emploi féminin importants et une croissance durable et soutenue est évident. C'est maintenant qu'il faut agir ».
Les travaux de Mark Smith (ÿcole de Management de Grenoble), ÿsa Löfström (Université de Umeå) et Béatrice Quin (Comité économique et social européen), prouvant le lien entre participation des femmes à l'économie et croissance, sont à l'origine du discours volontariste de l'Union Européenne, sous l'égide de la Suède. Tandis que dans le contexte actuel, les femmes sont les premières à quitter le marché du travail pour grossir les rangs des chômeurs, il est essentiel de mettre en avant ce qu'elles apportent à l'entreprise et à l'économie en général.
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The Economic Case for Gender equality
Ce rapprt, établi par Mark Smith et Francesca Bettio en 2008, analyse l'égalité h/f entendue comme un investissement macro-économique pertinent
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Gender Equality, Economic Growth and Employment
Ce rapport, rédigé par ÿsa Löfström, du département d'études économiques de l'université suédoise d'Umeå, à la demande de la présidence suédoise de l'Union Européenne, étudie la relation entre égalité h/f, croissance économique et emploi





