Commençons par quelques données, certes fastidieuses mais toujours éclairantes. En France, les femmes représentent désormais 60% des diplômés de l’enseignement supérieur (contre 41% dans les années 70)… mais 27% des cadres, 16% des chefs d’entreprise et 8% des effectifs dans les comités de direction. Tout cela, avec un salaire inférieur de 17% en moyenne à celui des hommes. Ces chiffres sont connus, tout le monde est d’accord pour les changer, mais rien ne bouge ou presque, et c’est tout l’intérêt des quotas que de vouloir forcer l’évolution dans les pratiques (pour entraîner celle des esprits).
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Mais les choses changent, malgré tout : des investisseurs, motivés par ces perspectives de rentabilité supérieure, s’intéressent de près aux entreprises créées ou dirigées par des femmes. La firme Bryan Garnier Principal Investments a ainsi lancé Women Equity, le premier programme européen d'accompagnement financier et opérationnel des entreprises de croissance dirigées par des femmes. En Scandinavie, la banque Tapiola a créé en 2008 le fonds Top Women, qui investit lui aussi dans des entreprises ayant fait le pari de la mixité – un pari réussi, puisqu’il affiche des performances largement supérieures à la moyenne des entreprises cotées en bourse.




