Cette approche apparaît dans les années 1990, à la faveur de crises systémiques, comme en Asie du Sud-est en 2000, et met en exergue l'existence d'un gender gap en économie, à la fois cause et conséquence de ces crises.
L'approche genrée de la finance met au jour l'existence de biais de genre dans les décisions qui sont prises au niveau macro-économique, qui sont la répercussion au plus haut niveau d'inégalités de genre constatée au niveau de l'individu.
L'approche genrée de la finance s'oppose au modèle du « male breadwinner », qui correspond à un système dans lequel seul l'homme travaille pour subvenir aux besoins de la famille, tandis que la femme reste au foyer. Ce modèle, qui fait de l'homme le pivot de l'économie est toujours en cours, dans le sens notamment d'un salaire de la femme considéré comme un complément de revenu. C'est sur ce modèle que sont construits nos modèles économiques actuels, qu'il convient de rénover.




