Quel est votre regard sur la problématique du genre dans la sphère de l'entreprise, et plus largement, dans le monde économique ?
Viviane Ribeiro : A travers mon parcours professionnel, j'ai acquis la certitude de l'importance du rôle social de l'entreprise, et je suis persuadée qu'il relève du devoir de son dirigeant de le mettre en oeuvre ; j'ai pu vérifier à maintes reprises la considération des équipes par leur management et le respect de la diversité, dans son sens le plus large, n'obéraient en rien ni sa dynamique de croissance, ni sa rentabilité, bien au contraire !
Pourquoi avez-vous souhaité rejoindre le programme Women Equity for Growth ?
Si plus de 60% des diplômées sont des femmes, pourquoi seules 27% d'entre elles sont des cadres, 16% des chefs d'entreprise, et 8% seulement, présentes dans les comités de direction ? Bien sûr, certaines font le choix d'une vie familiale. Mais les autres ? Je le redis : l'apport d'une femme dans un comité de direction, dans une instance de management, à la tête d'une entreprise, c'est une chance donnée à un autre angle de vue, une autre approche, une richesse de la diversité. Quant à l'entrepreneuriat, c'est la petite touche de confiance en plus qu'il faut leur donner, c'est le soutien pour aider, et guider dans le dédale du développement d'une entreprise et dans la complexité des éléments à gérer. J'ai accepté le rôle d'ambassadrice de cette formidable aventure qu'est Women Equity for Growth, au nom d'un capitalisme différent, où les fonds d'investissement auraient un rôle sociétal, où l'on encouragerait le développement d'entreprises en ajoutant d'autres critères que le multiple d'EBIT, tout en précisant que la rentabilité demeurerait la base absolument nécessaire de leurs existences.
Quels objectifs vous êtes vous fixés ?
Je veux convaincre de la validité de ce projet les investisseurs comme les entrepreneurs, suivre l'évolution dans le temps des actions, en parler aux femmes cadres supérieurs notamment, pour les persuader d'investir à nos côtés.




