La croissance repose sur deux
moteurs : la consommation et l'investissement. A terme, cette notion
est un indicateur du bien-être des populations et de l'enrichissement
des nations.
Cependant, la mesure de la croissance du PIB est
aujourd'hui remise en question en tant qu'indicateur global. Il est préférable de compléter cette valeur par celle de
l'IDH (Indicateur de Développement Humain), qui mesure l'accès aux
soins médicaux, et à l'éducation, en plus du niveau de vie. La
commission présidée par Joseph Stiglitz, qui travaillait sur les
indicateurs de performance économique creuse ce sillon, et tend à
montrer que la mesure de la croissance du PIB occulte une partie de la
réalité.
Rapportée à l'entreprise, la croissance qualifie une évolution favorable de paramètres clés de performance qui peuvent être, par exemple, l'évolution positive du chiffre d'affaires, de la rentabilité ou encore du nombre d'employés.
En France, les PME représentent près de 2/3 des emplois et de l'ordre de dix millions de salariés; la croissance des PME est donc un facteur déterminant de la croissance économique, et constitue un enjeu majeur dans l'ensemble des pays développés.
La gestion d'une entreprise peut se faire selon plusieurs modèles privilégiant ou non la croissance :
(i) dans un objectif d'optimisation de sa rentabilité annuelle, qui lui permet de rémunérer ses actionnaires au travers d'une politique de dividendes dans le but de leur assurer une rente -situation typique d'entreprises familiales patrimoniales, ou d'entreprises en situation de LBO dont les actionnaires remboursent, par les dividendes qu'ils reçoivent, les dettes qu'ils ont contractées pour acquérir l'entreprise. Ce modèle de gestion est en général peu compatible avec une croissance forte, cette dernière étant génératrice de risques et d'incertitudes sur la rentabilité.
(ii) dans un objectif de maximiser la croissance de l'entreprise : ces entreprises, qualifiées d'entreprises de croissance (ou de valeurs de croissance lorsqu'elles sont cotées en bourse), réalisent des
investissements significatifs pour assurer leur croissance, utilisent l'innovation comme moteur de leur développement et sont
fortement créatrices d'emploi. Ces entreprises de croissance font appel à du capital risque pour se financer dans l'attente de leur rentabilité, et réinvestissent en général dans leur développement la totalité de leurs profits une fois l'équilibre d'exploitation atteint.
Les actionnaires sont alors rémunérés lors de la revente de leurs actions, à l'occasion d'une cession de l'entreprise une fois celle ci suffisamment développée, ou en vendant leurs actions dans le marché si l'entreprise a été introduite en bourse.





