Journée de la femme

A l’aube du 20e siècle, la révolution industrielle engendre des besoins croissants, auxquels peut répondre une main d’œuvre féminine peu coûteuse. Si les femmes ont toujours travaillé dans les classes populaires et rurales, elles deviennent cependant plus nombreuses à travailler dans les classes moyennes malgré les résistances sociales, syndicales et religieuses. L’avènement de la première guerre mondiale accélère le phénomène, le travail des femmes devenant une nécessité économique bien que faiblement admise.

Si les pionnières intègrent l’université dès la fin du XIX siècle, les femmes représentent 6% des bacheliers en 1914, et à la veille de la première guerre mondiale, on compte à Paris 1500 femmes qui suivent des études de médecine, de sciences, de droit et de lettres, représentant 26% des étudiants. En ce qui concerne l’enseignement technique, les premières ESC à ouvrir leurs portes aux femmes sont celles de province dès 1915 ; à horizon 1920, elles sont  7 sur 18 à être dans ce cas, à l’exception notoire des écoles parisiennes.

Cette période est aussi celle d’entrepreneures pionnières dont les portraits illustrent l’époque dans des domaines aussi variés que la presse, le cinéma, la cosmétique, la grande distribution et l’action sociale :

Marguerite Durand, journaliste et fondatrice de la Fronde en 1897, qui marquera ainsi son époque par la publication d’un journal généraliste à grand tirage surnommé « le Temps en jupons », intégralement rédigé et publié par des femmes et couvrant aussi bien les sports, la politique que la haute finance.


Alice Guy-Blaché, productrice et réalisatrice de cinéma, pionnière du « cinéma narratif », lui-même ancêtre du cinéma moderne qui, avec près de 700 films à son actif, s’expatriera aux Etats-Unis pour créer la Solax Company, une entreprise phare de la production cinématographique du début du siècle ;


Charlotte de Rostaing, fondatrice de la maison de parfumerie « les Parfums de Seillans », qui sera la première à décliner ses parfums sur une gamme complète de produits cosmétiques ; elle sera aussi la première femme décorée du mérite agricole ;


Marie-Louise Jaÿ, co-fondatrice des magasins La Samaritaine, qui contribuera à l’émergence de la grande distribution moderne.


Jeanne Koehler-Lumière, qui fait de l’action sociale une véritable fonction, et plante ainsi les jalons du secteur caritatif professionnel.

Related Link

Subscribe

Vous souhaitez accéder gracieusement à l’ensemble des contenus disponibles sur le site (études, comptes-rendus de recherche, interviews, etc.) ou à la newsletter de Women Equity for Growth, inscrivez-vous.

Enregistrez-vous